Reehaze Hoolash:
"Good horses make good jockeys"
Depuis son baptême du feu sur Judgement Call le
20 octobre 2007, Reehaze Hoolash en a parcouru du chemin. Déjà
victorieux en deux occasions cette saison, ce jeune apprenti a
enregistré le premier doublé de sa carrière
sur Wide Blue Sky et Dunedin Star et compte désormais
7 réussites à son tableau de chasse. Pour Hoolash,
il n'y a pas de secret derrière le succès. Il s'agit
de bosser dur et d'obtenir de bonnes montes en course. Ce qui
n'est pas chose facile pour les cavaliers mauriciens actuellement.
Reehaze Hoolash, vous avez, samedi dernier, ramené le
premier doublé de votre jeune carrière. Vous devez
être comblé après cette performance?
Oui, je suis très heureux d'un tel résultat. Je
donne toujours le maximum de moi-même à chacune de
mes montes, mais je n'aurais jamais pensé réaliser
le doublé aussi tôt dans ma carrière. Cela
me motive davantage car il est difficile actuellement de remporter
au moins une course par journée. Et cela, même pour
les jockeys étrangers chevronnés.
Quel est le secret pour gagner des courses?
Il n'y a pas de secret. Il faut travailler dur en espérant
toujours s'améliorer. Mais il faut surtout avoir de bonnes
montes si on veut gagner des courses. Comme dirait l'Anglais,
good horses make good jockeys.
Depuis vos premiers pas, trouvez-vous que vous avez progressé?
Je ne trouve pas que je suis aujourd'hui un bien meilleur jockey
par rapport à mes débuts. J'ai encore beaucoup à
apprendre. J'ai eu de la chance d'obtenir quelques bonnes montes
depuis que je monte en compétition. Et j'essaie de saisir
ma chance à chaque fois. Je saisis l'occasion pour remercier
les entraîneurs qui m'accordent des montes en course et
j'espère qu'il continueront à me faire confiance.
Si j'obtiens deux ou trois montes par journée, je serais
très content. Samedi dernier, j'avais obtenu quatre montes
et j'ai monté dans le barrier trial. Ce n'est pas facile
de gérer tout ça surtout pour les jeunes qui, comme
moi, n'ont pas eu la formation requise. Avec le temps, je suis
certain que je gagnerai en expérience. Il me faut me montrer
patient.
Samedi dernier, Jeannot Bardottier qui avait fait ses premières
armes en même temps que vous, a ouvert son compteur sur
Power Of Poseidon. Qu'est-ce qui vous différencie?
Je suis très heureux pour lui. Comme moi, il travaille
les chevaux le matin six jours sur sept. Et comme moi, il n'a
pas eu la chance d'être choisi pour obtenir une formation
en Afrique du Sud. La différence se trouve dans le nombre
et la qualité des montes. Je monte en freelance,
alors que Jeannot est attaché à une écurie
en particulier. Il a eu sa chance samedi dernier et il l'a saisie.
Je pense que nous avons montrer ce dont nous sommes capables.
Une victoire, ça motive toujours. Mais il faut avoir de
bonnes montes pour bien faire. Vous savez, il arrive que certains
chevaux qui possèdent, sur papier, de bonnes chances, sont
décevants en course. J'en ai souvent fait l'expérience.
Il y a des circonstances qu'il faut considérer comme la
condition du cheval, la ligne et le parcours, entre autres.
Vous attendiez-vous à une bonne moisson samedi dernier?
Samedi dernier, j'avais obtenu quatre montes intéressantes
et je leur ai toutes accordé une chance. De ces chevaux,
je connaissais Dunedin Star et Seeking The Gold
auxquels j'avais déjà été associé
en compétition dans le passé. J'avais piloté
Dunedin Star à l'entraînement la semaine d'avant
et il était bien dans sa peau. En fait, c'est un cheval
qui est toujours top fit. Le parcours était le seul
point d'interrogation samedi dernier, car il n'avait jamais gagné
au delà des 1600m. Les instructions étaient d'essayer
de lead, de ne pas trop retenir ma monture et d'attendre
la ligne droite pour la solliciter franchement. Mais cela ne s'est
pas passé comme prévu. Salt Lake City qui
partait de l'extérieur a insisté pour prendre la
direction des opérations. La même chose s'était
produite lors de ma première victoire sur Jet Propelled
où il m'avait été demandé de mener
les débats. Donc, je n'ai pas paniqué et j'ai préféré
le laisser partir afin de ne pas trop user ma monture sur la partie
initiale. J'ai dû attaquer plus tôt, soit au poteau
de 400m et 100 mètres plus loin, j'étais presque
arrivé à la hauteur du meneur. Dans la ligne droite,
je savais que j'allais l'emporter.
Parlez-nous de la course de Wide Blue Sky.
Je n'avais jamais piloté Wide Blue Sky à
Port-Louis, mais c'est moi qui l'entraînais à Floréal.
Le cheval était bien physiquement. J'avais visionné
sa dernière victoire avec Sunil Bussunt en selle en espérant
adopter la même tactique. Cependant, il se retrouvait face
à Volte Face qui a démontré qu'il
était un redoutable frontrunner, et Major John
qui portait un poids plume. Ce qui fait que je n'étais
pas confiant. La course n'a pas été facile, car
j'ai dû accompagner ma monture du départ à
la fin. Vous savez, Wide Blue Sky est de ces chevaux paresseux
qu'il faut toujours solliciter. Franchement, je ne m'attendais
jamais à pouvoir dominer un jour un jockey du calibre de
Shane Dye au finish. Réaliser le doublé en plus
lors de cette journée sur Dunedin Star aura été
la cerise sur le gâteau.
A bâton rompus
Raj Ramdin: "On ne vient pas à mon écurie
pour faire fortune "
L'entraîneur Raj Ramdin a enlevé sa deuxième
victoire de la saison la semaine dernière avec le même
cheval qui lui avait permis d'ouvrir son palmarès 2009,
à savoir Wide Blue Sky. Deux victoires en neuf journées,
cela peut certainement paraître médiocre. Mais M.
Ramdin affiche la satisfaction. Dans une interview à bâtons
rompus qu'il a bien voulu nous accorder hier matin (mercredi)
à son écurie, M. Ramdin répond sans broncher
à toutes nos questions dont la plupart portaient sur la
performance de son établissement, son financement, le manque
de racing culture de certains propriétaires et la
place qui revient au jockey Boutanive à l'écurie.
M. Ramdin déclare haut et fort: "Au sein de mon
écurie on ne vient pas pour y faire fortune."
M. Raj Ramdin, deux victoires en neuf journées et cela
avec le même cheval, Wide Blue Sky, êtes-vous
satisfait jusqu'ici de votre parcours cette saison?
Amplement satisfait. C'est surtout bien de voir que Wide Blue
Sky n'a pas gagné seulement, mais il a confirmé
sa bonne condition. Sa victoire sous la selle de Hoolash devant
Volte Face aux dépens d'un certain Shane Dye m'a
vraiment fait beaucoup de plaisir. En somme, je voulais que ce
cheval réussisse puisqu'il appartient à deux personnes
qui m'ont beaucoup aidé dans les moments difficiles. Il
s'agit de M. Ramjee et son épouse.
Des moments difficiles, vous dites?
Oui. Ne savez-vous pas que tout le monde s'éloigne de vous
lorsque vous ne gagnez pas de course. C'est alors qu'il y a toutes
sortes de ragots, de rumeurs, d'accusations gratuites. Mais dès
que vos chevaux gagnent, vous devenez un champion. C'est vraiment
dommage que beaucoup de gens au Champ de Mars n'ont pas de racing
culture.
Que comprenez-vous par racing culture, M. Ramdin?
Moi, je dis qu'il faut aimer le cheval, l'animal avant tout. Le
reste doit venir après. Je veux dire gambling, victoire
et gloire. Or, ici, il y a des propriétaires qui ne savent
même pas où se situe la queue d'un cheval, mais s'intéresse
d'abord à savoir s'il est prêt pour gagner.
Dites-nous M. Ramdin, lorsque vous accueillez un propriétaire,
n'essayez-vous pas de lui apprendre la racing culture?
Moi, j'ai une bonne éducation. J'ai eu la chance d'avoir
des parents qui aiment les courses. Les Ramdin sont un peu comme
les Gujadhur. Le cheval a une place de choix dans notre cur.
Je guide toujours mes amis qui veulent investir dans les chevaux.
Je l'ai fait avant même que je reçoive ma licence
d'entraîneur. Mais je refuse de donner des leçons.
M. Ramdin, financièrement, est-ce difficile de gérer
une écurie de nos jours?
Ecoutez, en 9 journées, je n'ai eu que deux victoires.
Ce n'est pas évident de tenir. De nos jours, tout est plus
cher. Deux victoires en neuf journées. Certainement que
ce n'est pas suffisant. Moi, je ne suis pas un gros joueur et
je ne le serai jamais. Je considère que c'est très
difficile d'opérer une écurie de nos jours.
Mais qui donc assure les dépenses au sein de votre établissement?
Il ne faut pas oublier que je travaille dans un département
depuis plus de trente ans. Le financement de mon écurie,
c'est moi qui le fais avec l'aide de certains propriétaires.
Malheureusement pas tous les propriétaires.
N'avez-vous aucun financier, bookmaker ou proche de bookmaker
qui vous aide?
Non. Non. Je mets au défi quiconque qui peut dire que mon
écurie est financée par des tierces personnes.
Mais il y a des gens qui disent que c'est drôle de voir
les prix affichés de vos partants chez un bookmaker en
particulier. Certains disent même que c'est une indication
que vos chevaux ne courent pas leur chance. Et vous, que diriez-vous?
Moi je n'ai pas de bookmaker qui me finance. Je crois détenir
le record de l'entraîneur ayant rapporté aux Racing
stewards le plus grand nombre de jockeys, qu'ils soient mauriciens
ou étrangers, lorsqu'ils ne suivent pas mes instructions
ou encore si j'ai des informations précises sur ce qu'ils
comptent faire ou ont fait dans une course.
Êtes-vous satisfait du comportement de Boutanive sur
vos chevaux?
Oui. Mais il faut reconnaître qu'il n'a pas encore vraiment
eu de chance. Il ne faut pas le blâmer si les chevaux qu'il
a montés n'ont pas encore gagné. On ne peut mettre
les défaites sur son compte. N'oubliez pas que ce sont
les bons chevaux qui font les bons jockeys. Boutanive est, je
considère, un des meilleurs sinon le meilleur track worker
à Maurice.
Track worker et non jockey puisque vous ne lui donnez pas beaucoup
de montes
Il est aussi un bon jockey. Si vous voyez que je ne lui donne
pas de monte, c'est tout simplement parce que je veux bien profiter
d'une situation où il y a deux apprentis qui font très
bien et qui bénéficient d'une décharge importante
au niveau du handicap. Ils sont Sunil Bussunt et Reehaze Hoolash.
Si nous suivons votre logique, il n'y a donc aucune chance
que Boutanive pilote Wide Blue Sky?
Cela dépend. Wide Blue Sky, étant un petit
cheval, ne peut bien se comporter dans une course s'il porte un
lourd handicap. Mais si jamais il est handicapé à
53 kilos ou moins même dans une épreuve, je vais
le confier à Boutanive.
Mais le jockey dit, lui, que c'est la décision du propriétaire
de ce cheval que de ne pas lui permettre de le piloter.
Certains propriétaires peuvent dire ce qu'ils veulent derrière
mon dos, mais at the end of the day, la décision
finale m'appartient. I am the boss. Je ne suis dirigé
que par ma conscience. Boutanive a monté deux chevaux pour
moi samedi dernier, St Austell et Catamaran. Il
a joué de malchance, mais je n'ai absolument rien à
lui reprocher.
Quel est l'objectif de Raj Ramdin cette saison?
Une douzaine de victoires me comblerait. Je sais que ce n'est
pas une tâche facile, mais on va se battre avec les 20 chevaux
que nous avons actuellement à l'entraînement.
De ces vingt chevaux, combien d'éclopés avez-vous?
Je ne dirais pas d'éclopés. Moi, j'ai la réputation
de ramener des chevaux du cimetière. Les preuves sont irréfutables.
Il y a Match The Market, St Austell, High And Dry et Greek
Flag, par exemple.
D'aucuns disent que Greek Flag est un cheval dangereux
et qui peut causer des chutes en course.
Non. C'est un bon cheval et j'ai pris, avec l'aide de Boutanive
beaucoup de temps pour le remettre en condition. Il est plus calme
et vous verrez, il fera une bonne course samedi. Je ne dis pas
qu'il va gagner, mais il se montrera plus à l'aise.
M. Ramdin, à bien comprendre la dernière interview
de Boutanive, on a l'impression qu'il y a un genre de malaise
au sein de votre établissement. Qu'en est-il exactement?
Je ne dirais pas un malaise. Saison après saison, les écuries
passent par des moments difficiles. Parfois, c'est même
pénible. Regardez ce qui vient de se passer au sein de
l'écurie Ramdour et hier chez Serge Henry. Des propriétaires
qui quittent pour une raison ou pour une autre. De nos jours,
ce n'est pas facile de gagner une course vu que la compétition
a atteint un très haut niveau. C'est ce que doivent bien
comprendre les propriétaires. Un entraîneur et son
jockey ne peuvent faire des miracles. L'écurie Fok après
huit journées n'a gagné que quatre courses. Ce n'est
pas croyable me diriez-vous, mais pourtant c'est une vérité.
Les chevaux ne sont pas des machines. Aux courses, il y a des
hauts et des bas.
Changeons de sujet et parlons maintenant de ce propriétaire
de votre écurie qui a émis un chèque en bois
au MTC. C'est ce qu'on peut appeler a matter of great concern.
Quelle action avez-vous prise?
J'ai parlé à ce propriétaire et nous avons
longuement discuté. Je ne sais pourquoi ce chèque
est retourné. Mais, moi, pour remplir mes engagements envers
le MTC, j'ai , avec la contribution d'un nouveau propriétaire,
déjà fait le nécessaire. Je ne dois rien
au MTC.
M. Ramdin, c'est un fait que vous perdez souvent des propriétaires.
Pourquoi?
Au sein de mon écurie on ne vient pas pour y faire fortune
Je le repète, je ne suis pas un gros joueur et je ne le
serai jamais. Je suis heureux comme je suis. J'aime les chevaux
et c'est ça qui m'intéresse. Le jeu, c'est le cadet
de mes soucis.
Avec tous les problèmes que vous avez eus avec les propriétaires,
ne vous êtes-vous pas senti parfois au bout du rouleau et
n'avez-vous jamais songé à abandonner la lutte?
J'ai un tempérament de fer oui, mais cela ne m'a pas empêché
de songer à tout quitter, à partir. Mais, par la
suite, je reviens à de meilleurs sentiments parce que moi,
j'aime les chevaux.
M. Ramdin, vous n'avez que trois nouveaux chevaux importés
cette saison, comment allez-vous faire pour exister dans une compétition
que vous qualifiez, vous-même, de très dure ?
Je préfère avoir un petit effectif, à la
mesure de ma taille. Un gros effectif signifie de gros problème.
C'est du moins mon avis.
Pouvez-vous nous donner votre appréciation sur le travail
de l'équipe des Commissaires administratifs?
Oui, je peux dire haut et fort que je ressens un dynamisme qu'on
n'a pas souvent vu au MTC. C'est le fruit du travail abattu par
l'équipe de Gilbert Merven et Benoit Halbwachs. Il n'y
a pas de grandes théories, mais nous voyons des actions.
Gilbert Merven a une vision pour l'industrie. Il a de l'ambition
pour notre club et pour nos courses. Je dirai qu'il se situe parmi
les meilleurs présidents que nous avons eus. Sa force,
c'est qu'il aime les chevaux lui aussi, il a été
propriétaire de chevaux, il gère un centre de quarantaine
pour les chevaux transitant à Maurice à destination
de Dubai, des Etats Unis et d'Europe. En outre, il comprend les
courses et l'enjeu aux courses. Peut-on demander mieux d'un président?
Dois-je aussi saisir l'opportunité que vous m'offrez pour
saluer le travail de M. Ian Paterson et ses collaborateurs qui
méritent l'encouragement de tout un chacun. Bien sûr,
il y a des choses à améliorer.
Victoria Nikolic :
" Racing everywhere needs more finance to offer good stakesmoney...
"
Mrs Victoria Nikolic, the wife of Australian jockey Danny Nikolic
arrived in Mauritius with her daugther, Hilary, last Saturday
and will be staying in our island for some more days. Turf
Magazine decided to contact her for the purpose of having
an interview with her. Our motives being that besides being a
solicitor Mrs Nikolic has been very close to the Australian horse
racing industry through the position she occupied in the marketing
department at the Sydney Turf Club and the Australian jockey Club,
before taking up employment as solicitor in the legal council
of Racing New South Wales. The interview, she did accept to give
spontaneously, was done last Monday in the Northern part of the
island. Throughout our conversation, we gathered the impression
that this true professional, highly esteemed by her employer in
Sydney, has a lot to share in the Australian Racing Industry.
Amongst other subjects, the lady, who initially wanted to be a
journalist, talked to us about her job as a solicitor, the most
serious case her department has to deal with, the Asian Conference
scheduled for next year in Sydney. Interview:
Mrs Victoria Nikolic, would you kindly introduce yourself to
our fellow readers ?
I am Victoria Nikolic, born Samba. I am a solicitor by profession.
I hold a degree in Marketing and another one in Arts and Law,
which is a LLB. I work inhouse at Racing New South Wales. I am
part of the legal council of Racing New South Wales. I come from
a family who was very much involved in horse racing. My dad was
a successful trainer in Adelaide, in the Southern part of Australia.
I owned horses myself.
How did you meet with Danny Nikolic, who then became your husband
?
Danny has ridden winners for my dad and he even won a Group One
race for my family. Maybe, our love story started from there.
But, I am not wrong to say that we met and discussed seriously
about our future relationship whilst I was working in the marketing
department.
Have you always been working as a solicitor for the prestigious
Racing New South Wales ?
No. Originally, I was involved very much in marketing working
with the Sydney Turf Club, then at the Australian Jockey Club
as I also hold a degree in Arts. I secured a scholarship at Bond,
in Queensland, in the Gold Coast. From there on, I decided, after
thorough thoughts, to change direction and after my course at
the College of Law in Sydney, I was admitted as a solicitor. After
which I chose to become a solicitor.
What is your actual position at Racing New South Wales ?
We have a legal council at Racing New South Wales. I am a solicitor
there. Obviously in such a department we have some very important
assignments. But there is a big probability that I move back to
marketing. I like to work inhouse and the new job offers more
opportunities and there is a bit both of marketing and law involved.
So, I will definitely seize the new opportunity being offered
to me.
From a legal perspective, what do you think is wrong or does
not function properly in the racing industry in Australia these
days ?
Obviously, racing everywhere needs more finance to be able to
offer good stakesmoney to encourage owners and other stakeholders.
The money has to come through betting. So, to answer to your question,
I would rather say that the racing industry in Australia needs
to get more money to distribute and keep everyone happy.
Is the credit crunch considered as a big threat to the racing
industry of your country ?
Good question. It is difficult to give figures to explain how
much the credit crunch has affected the racing industry in Australia.
Broadly, I would say that we have noticed people willing to get
out of syndicates. They want to play it safe and save their money
rather than spending them on horses. The last Inglis Yearling
Sales' report shows that the credit crunch has a slight impact
on the racing industry. As far as the betting turnover is concerned,
I am not in a position to tell you if there is any sign that the
credit crunch has hit the industry yet. I do not have any figure.
So it is hard to tell you more about that. The industry as a whole
seems to be going well. It is not affected as it is unfortunately
the case in other business areas. Let's keep our fingers crossed
and that everything work smoothly in the racing industry.
What are the main cases your legal council has to deal with
presently ?
As in some other countries, we are facing major problems with
corporate betting operators, mainly Betfair, Sportbets, Centre
Bet to name but a few. Those corporate bookmakers have taken Racing
New South Wales to court. Racing New South Wales has imposed a
percentage on the turnover of those betting operators, but they
have made protests. They rather want to pay a percentage on profit.
The government in Australia and Racing New South Wales has started
to charge 1.5% on turnover of those betting operators. We have
to present a solid and convincing case before the court. Because
if we lose, the industry will suffer massively. The worries are
there. If the case is lost, the outcome will have a huge impact
on the whole industry. The betting operators do not dispute the
fact that they have to pay a fee to Racing New South Wales, but
they insist to only pay a percentage on profit. They do not want
to hear about paying 1.5% on their turnover. Racing New South
Wales has the policy to get the money back into the racing circuit.
The corporate bookmakers argue that Setion 92 of the Constitution
of Australia is discriminatory. This is really a very big case
and, according to me, we have one more year to carry out with
the work until a judgement is pronounced.
So we can say that the legal council you work for is toiling
very hard on this case...
You are right, but we are not working alone. There are also other
private barristers and solicitors whose services have been hired
to work in close collaboration with the legal team of Racing New
South Wales on that particular case. It is a panel of legal people,
it is a team work going on to fight the corporate bookmakers'
arguments and support our case in court.
You must also have minor cases on which you have to work in
the course of your duties. Isn't it ?
Yes. Surely. For example, I work on worker's compensation, disputes
between employee and employer, disciplinary committees, regulatory
bodies and we also regulate syndicates of owners and so on.
Mrs Nikolic, the subject " harmonisation of the rules
of racing around the world " has, for a long time now, been
and is still being a matter of great concern. In your capacity
as a lawyer involved in racing, don't you think that Australia,
via the Asian Conference which will be held in Sydney next year,
can be the right opportunity to have every member of that forum
sign an agreement to have only one set of rules once and for all
?
It would be great if that be the case. Let's hope the next meeting
of the Asian Conference be that opportunity to find out a solution
regarding the harmonisation of the Rules of Racing. Yes, I wish
that all those racing personalities and experts who will be attending
the Asian Conference next year be in a position to unanimously
agree in respect of the rules of racing.
Will you be involved in the next Asian Conference ?
I am already involved in it. As you may be aware, Australia wants
the Asian Conference to be a success at all levels. I am personally
already part of the Asian Conference Youth League (ACYL). Mauritius
was asked and invited to join the ACYL, but the Mauritius Turf
Club did not respond. I do not know for what reason, but there
was no response. It is Ash Maharaje, from South Africa, who came
up with the idea of having a Youth League for the Asian Conference.
He is a South African living in Durban and is very much involved
in horse racing. He managed to have people under 40 years of age
in that League. We have people from Australia, Singapore, Hong
Kong, Malaysia, Turkey, Korea and Japan, etc. We talk on Skype
network every second Thursdays of the month. The objective being
discussion on matters of general interest in the horse racing
industry and find out ways and means to promote the business of
horse racing. We share ideas and come out with concepts which
will be presented in a document at the Asian Conference by one
of us. It is a bit of a first to have young people having a say
in the racing world. He or she who said that the future lies in
the hands of the youth is not wrong. Am I right ?
Victoria Nikolic, a lawyer married to a jockey. Two completely
different worlds : law and racing. Would you agree ?
People say it is destiny (laughs). I have grown up with horses.
As I've said earlier, my dad used to train horses. Danny rode
some of them. I have been working inhouse and I have a racing
background. Danny is a professional jockey and it so happened
that we met and fell in love and later got married.
It was love at first sight ?
It could have been. We have a daughter, Hilary and we fully enjoy
our married and family life.
A lawyer, married to a jockey, mother of a daughter. Life must
be tough in some ways. How do you manage ?
I must say that I have a wonderful husband and he is very helpful.
(Editor's note : Danny Nikolic smiles) My mum does
help me a lot, especially to look after Hilary when she is not
at the day care.
Do you usually give some advice to your husband regarding his
job ? We want to say whenever he is suspended or have problems
with the Racing stewards ?
Danny is a wonderful person. I am proud of him. Thank God, he
does not have problems in his profession. I do my job and he does
his. I make sure I do not get involved in his job and he does
not get involved in mine. After all, he rides horses and I am
in the legal council.
What would you like to see at the races nowadays ?
Of course I wish to see more people at the races. More people
must be physically present on the racecourse. The TAB with the
off-course betting service is a good thing on one hand and a bad
thing on the other hand. People prefer their comfort and instead
of coming on the race course, they go to the TAB outlets. But,
we need to work out on ways and means to encourage more people
to come to races.
Was it easy for your husband to convince you that he will come
and work in Mauritius ?
It was a quick, a last minute decision. Danny, like many other
jockeys, does not enjoy riding during the winter season in Australia.
He took his decision. (Editor's note : Danny Nikolic intervenes
: I'm the boss, I decide. And Victoria Nikolic replies
: No, he thinks he is the boss, he is governed by my marching
orders (laughs).
Victoria Nikolic, is it your first visit here and how do you
find Mauritius ?
Yes, I am discovering Mauritius for the first time and I will
surely come again if the opportnity arise. It is a very nice island.
Amazing I would say. Look, I do not have to wear jumpers or cardigans
here and people say it's winter time. I feel very much relax here
compared to Sydney where life is very quick. It is green everywhere
here. The beaches are wonderful and there are no sharks. But Sydney
is nice too.
Did you have any idea about Mauritius before your husband secured
a contract here ?
Yes. Of course. We always heard that there is a nice place called
Mauritius. It is a long way from Australia. For instance, it is
easier for us to go to Fiji, to Bali or to Northern Queensland.
But it is worth to discover Mauritius. To-day, (Monday) we brought
Hilary to Club Med and she did enjoy it in the pool. Though I
only arrived last Saturday, we already really like it here. But,
most unfortunately, due to professional reasons I cannot compromise
with at Racing New South Wales, I cannot stay for a long period
of time here. I would love to because Mauritius is so nice and
the people are so lovely.
Ecurie Gujadhur
Sur un bon tempo
La victoire de Dunedin Star a été bien accueillie
par l'écurie Gujadhur, surtout que ce cheval semblait souffrir
de ses pieds. Du reste, ce fut la raison pour laquelle il fut
décidé d'allouer la monte à l'apprenti Reehaze
Hoolash.
Ramapatee Gujadhur déclara que François Herholdt
lui avait fait part que Dunedin Star ne semblait pas être
le même cheval que l'année dernière et que
celui-ci souffrait de ses boulets. Il suggéra à
l'entraîneur d'allouer la monte du cheval à l'apprenti
Reehaze Hoolash car il appréhendait que les 60 kgs s'avéreraient
trop lourds à porter. Ainsi, si Dunedin Star l'emporta,
ce fut aussi grâce à François Herholdt.
En ce qui concerne la course, Ramapatee Gujadhur a trouvé
que l'apprenti s'est montré bien patient et n'a jamais
bousculé sa monture dans la partie initiale. En dépit
de cela, Dunedin Star dût batailler dur pour prendre
la mesure de Salt Lake City et résister au retour
de Country Song.
De son côté, François Herhodlt passa tout
près de la victoire dans The Dhankuwar Gujadhur Cup
avec Little Gee. Contrairement à sa dernière
sortie, le Sud-Africain plaça sa monture plus proche de
la tête de la course sans pour autant la tirer de son pas.
Mais, une fois de plus, le but arriva trop tôt pour lui.
Il eut à faire l'extérieur dans la dernière
courbe alors que le vainqueur Ice Flow bénéficia
d'un passage à la corde. Si on inversait les rôles,
il ne fait pas de doute que Little Gee l'aurait emporté.
La déception de la journée est venue de Lucien
qui manqua une nouvelle fois d'accélération en fin
de parcours. Bien placé dans la partie initiale de l'épreuve,
Lucien fut incapable de lutter à armes égales
avec Desert Storm et il lui céda même du terrain
dans les 100 derniers mètres.
La performance de Juanfra peut être aussi mise sur
le compte de la déception. François Herholdt prit
la décision de prendre la direction des opérations
pour ne pas être contraint à courir en épaisseur,
après avoir jugé que le rythme n'était pas
assez élevé. Même si on peut penser que l'effort
fourni en début de course lui a été néfaste,
on arrive toutefois à la conclusion qu'il n'a pas d'excuse
pour expliquer son manque d'accélération en fin
de parcours.
Ramapatee Gujadhur considère que Pardon A Prince
peut être qualifié comme un ordinary horse,
même s'il a couru en progrès par rapport à
sa dernière tentative.
Quant à Really Something, il ne fait pas l'ombre
d'un doute qu'il était loin de sa meilleure forme, et on
peut s'attendre qu'il se montre en progrès à sa
prochaine tentative.
Ainsi, si on regarde de plus près le bilan de l'écurie
Gujadhur au cours de la 9e journée, celui-ci peut être
qualifié comme bon avec une victoire, une deuxième
place, une troisième place, et deux quatrième places
alors que six partants avaient été alignés.
Ce qui fait qu'au niveau des prix, la casaque bleu électrique
a encaissé Rs 265 000 pour porter son total à Rs
1 425 000. Du coup, elle gagne une place au classement, et ce,
au détriment de Rameshwar Gujadhur qui tombe à la
9e place car Ramdour, qui était la semaine dernière
en 8e position, grimpe aussi d'une place.
Comme cela avait été prédit il y a quelques
semaines, l'écurie Gujadhur réalise en ce moment
un bon parcours car elle a, samedi dernier, accroché sa
6e victoire.
Gilbert Rousset:
"Back to the winner's box"
Après deux journées tranquilles, l'écurie
Rousset est revenue au premier plan, samedi dernier, grâce
à un Red Indian transformé durant l'intersaison.
L'entraîneur est vraiment heureux devant cette performance
de son coursier et avoue qu'il est lui-même surpris devant
le net progrès accompli par ce fils de Spaceship et
Apache Rose: "Red Indian est un petit modèle
qui maintenant prend très bien ses courses. L'année
dernière, après chaque course il perdait entre 10
à 15 kg. Or, maintenant, c'est tout le contraire qui se
passe. À mon avis, il s'est mieux acclimaté dans
l'environnement mauricien maintenant", devait-il dire.
Évidemment, M. Rousset ajoute que la patience de Shane
Dye sur le dos de Red Indian constitue également
une grande part de contribution dans son succès: "Shane,
nous relate M. Rousset, est vraiment un jockey qui sait
se montrer patient et qui ne bouscule pas les chevaux. Le jockey
comprend parfaitement Red Indian. Il l'a monté comme
s'il le connaît maintenant par coeur. Là où
il lui a fallu demander l'effort, Shane l'a fait et la réaction
de Red Indian a été immédiate. Red Indian
s'est alors carrément envolé pour nous offrir
une deuxième belle victoire."
Il fallait bien demander alors à M. Rousset ce qu'il pense
de l'avenir de ce petit cheval et la réponse ici aussi
a été immédiate: "Il est maintenant
plus musclé. À mon humble avis, il a démontré
qu'il a des qualités pour bien faire. Allons dire qu'une
nouvelle victoire me fera beaucoup plaisir. Certes, il portera
plus de poids et rencontrera probablement des adversaires plus
coriaces, mais il a les moyens pour réussir. J'ai confiance."
Deux autres chevaux ont très bien fait pour le compte de
M. Rousset samedi dernier. Il s'agit de Portmanteau et
Volte Face: "Le premier nommé, dira M. Rousset,
a enfin fait une course très encourageante. Ce que j'ai
apprécié cette fois, c'est la manière dont
Portmanteau s'est détendu en deuxième position
lorsque Power Of Poseidon l'a doublé. C'est une
course qui augure de bonnes choses pour l'avenir. Il y a certainement
des réglages à faire par ci et par là, mais
je peux dire qu'il y a de l'espoir avec lui. S'il peut courir
comme je le souhaite, il devrait nous ramener une victoire."
Volte Face, reconnaît M. Rousset, continue d'impressionner.
Même dans la défaite, ce cheval s'est très
bien défendu face à un Wide Blue Sky retrouvé
et qui bénéficiait de la monte d'un 5Kg claimer:
"Tout s'est passé dans la dernière foulée.
Si Volte Face a perdu c'est aussi parce qu'il n'a pas eu
les coudées franches avec Major John qui avait tiré
un meilleur couloir aussi. Il y avait également la dixième
ligne contre Volte Face et cette décharge de l'apprenti
Hoolash dont le cheval avait, au contraire de Volte Face,
tiré le premier couloir. Donc, Wide Blue Sky avait
les conditions idéales et nous des conditions difficiles.
Mais, malgré tout, je considère que Volte Face
a fait une très bonne course. No hard feelings. Jurlshan
et Rosellini n'ont, eux, pas été à la
hauteur. Jurlshan a beaucoup tiré et je pense sincèrement
qu'il a trouvé l'opposition trop forte. J'ai l'impression
qu'il se cherche encore. À ce stade, il m'est difficile
d'avoir une bonne opinion de lui. Il nous faut l'observer encore.
Quant à Rosellini, j'ai été déçu
de son rendement. Je m'attendais à mieux. Est-ce le syndrome
second run after a long rest? Je n'en sais rien. Il n'avait
pas l'air d'être concentré dans la course. Il était
distrait. Ce qui n'était pas le cas pour Skid Row
qui a, lui, fait une course honnête.", nous dira
l'entraîneur.
ll nous fallait profiter de notre conversation avec M. Rousset
pour lui demander les nouvelles de Short Corner, Hold My Jack
et Captain's Knock, soit ses meilleurs chevaux à
l'écurie. En ce qu'il s'agit de Short Corner, M.
Rousset nous fera comprendre que l'objectif fixé, c'est
la prochaine course de Groupe: "Certes, nous avons trois
possibilités dans cette course de Groupe. Nous avons les
trois chevaux que vous avez cités. Mais disons que Captain's
Knock, à mon avis, sera plus à l'aise sur un
1650m qui sera disputé le même jour. Nous avons également
Hold My Jacket."
Depuis quelque temps, le débat bat son plein dans certains
quartiers à la rue Shakespeare concernant les conditions
de certaines courses et le système du handicap. Turf Magazine
a voulu tâter le pouls chez Gilbert Rousset. L'entraîneur
trouve que ce n'est pas bien de rendre les choses compliquées
pour ses collègues et lui-même et qu'un consensus
doit être dégagé pour ne pas frustrer les
propriétaires. Lui-même se trouve dans un dilemme
vu que deux de ses chevaux n'ont pas de courses pour leurs aptitudes
pendant plusieurs semaines. Ainsi, ils devront soit rester à
l'écurie, soit courir dans des épreuves nettement
en dessous de leurs possibilités. Pour M. Rousset, il y
a une pénurie de courses de distance alors que le MTC encourage
les propriétaires à faire l'acquisition de plus
de chevaux de distance: "Je considère que ce serait
sage que les administrateurs du MTC nous informent, avant que
ne s'achève la saison, que les handicapeurs nous garantissent
par exemple quatre courses de distance pour les stayers dans chaque
catégorie. Il faut bien nous comprendre. Ce n'est pas une
critique, mais tout simplement une suggestion." Certainement,
nous pensons que M. Rousset a raison.
Gaëtan Faucon:
"Une victoire est toujours bonne pour le moral"
Aprés une semaine de disette, Gaëtan Faucon a retrouvé
la winner's enclosure samedi dernier, grâce à
sa victoire sur Desert Storm dans la septième épreuve.
Cette réussite lui permet du même coup de rester
au contact de Shane Dye au classement des jockeys.
C'est un Gaëtan Faucon satisfait de sa journée que
nous avons rencontré à l'issue de la dernière
course. Et pour cause, il a tiré son épingle du
jeu avec une victoire et trois accesits. " Ce fut une
assez bonne journée, bien sûr je pouvais espérer
mieux, mais une victoire ce n'est déjà pas mal par
les temps qui courent au Champ de Mars", affirme Gaëtan
Faucon.
Parlant de sa victoire sur Desert Storm, notre interlocuteur
devait nous avouer qu'il avait un silent hope que son coursier
pouvait l'emporter:
" Desert Storm avait bien travaillé et il
respirait la santé. De ce fait, j'étais sûr
qu'il allait faire une bonne course et je peux vous dire qu'il
ne m'a pas déçu"
Lors de cette même journée, notre invité aurait
même pu réussir un doublé avec Country
Song mais il échoua à 0.75l du vainqueur, Dunedin
Star:" Mon coursier a produit une belle accéleration
à mi-ligne droite de l'arrivée et je considère
qu'on a manqué un brin de réussite pour remporter
cette épreuve"
Concernant ses autres partants engagés dans des épreuves
samedi dernier, Gaëtan Faucon dira que Jose Mourinho
n'était pas sur sa distance de prédilection, et
ainsi il n'a pu s'exprimer comme à son habitude. De Rue
Royale il dira qu'il n'était pas vraiment dans le
coup durant la dernière partie de la course. Selon lui,
Camden's Choice,engagé dans l'épreuve phare
de la neuxième journée, affrontait un lot compétitif,
mais malgré tout, il a fait de son mieux pour réaliser
une bonne course.
En revanche, le cavalier français a été très
satisfait de la performance de Tito Manolo. " Tito
Manolo a progressé par rapport à sa dernière
sortie et c'est trés encourageant pour l'avenir. Je dois
dire que sa premièe ligne l'a grandement aidé".
Enfin, Gaëtan Faucon pense que Quinn est un coursier
qui donne toujours le meilleur de lui-même, et pour lui
ce dernier a réalisé une belle course samedi: "Visiblement
le vainqueur était fort, mais on n'a pas à rougir
de cette défaite car une troisième place est toujours
bonne à prendre"
Jeannot Bardottier:
"Ma patience a fini par être recompensée"
Aprés des années de patience et de sacrifice, l'apprenti
Jeannot Bardottier a enfin goûté à l'ivresse
d'une première victoire de sa jeune carrière en
ramenant victorieusement Power of Poseidon, qui était
à sa quatrième sortie sur notre turf local. Cette
victoire, Jeannot Bardottier la doit surtout à sa patience,
à ses nombreuses heures d'entraînement et de sacrifice
qu'il a dû faire pour réaliser son rêve: "Mo
mari contan qui mone resi gagne ene victoire, mo ti pe atan sa
depi mari lontan, mo kpav dire aster ki mone pane atan pour nanien,
mo patience ine enfin recompense".
On pouvait lire la satisfaction du devoir accompli sur le visage
de Jeannot Bardottier, quand on l'a abordé mardi matin
après la séance d'entraînement. D'emblée,
il nous dira que cette victoire a une signification spéciale
pour lui: " Je dédie cette victoire à mon
papa qui aurait été fier de moi s'il était
encore là, à ma maman aussi qui m'encourage énormément
tous les jours. Les mots me manquent pour vous dire à quel
point ils ont été importants pour moi pour que je
puisse être là où je suis aujourd'hui".
Il a d'ailleurs tenu à faire ressortir qu'il n'allait jamais
gagner cette première victoire sans l'encouragement de
son entraîneur Hugues Maigrot, du jockey Cahill et de l'apprenti
Azie, ainsi que des membres de son écurie et de sa famille.
En ce qui concerne la course, l'apprenti jockey de 23 ans dira
qu'il avait pour instruction de placer son coursier aux avant-postes:
" Je n'ai pas pu prendre la tête de la course dès
le départ, mais ensuite quand j'ai vu que Portmanteau
ralentissait le train, je pris la décision de me placer
devant le répresentant de l'écurie Rousset au Tombeau
Malartic. J'ai préféré laisser mon cheval
courir dans son pas et j'ai décidé de ralentir la
course ensuite pour ne pas diminuer mes chances de succès".
C'est à 400 mètres de l'arrivée que Bardottier
prit conscience qu'il allait peut-être remporter la victoire
car son coursier était très détendu et il
répondait bien à ses sollicitations: " J'ai
durci la course après le poteau des 400m et à mi-ligne
droite de l'arrivée, je me suis dit que c'était
dans la poche car mon cheval accélérait à
merveille. Ce fut un grand soulagement pour moi après plusieurs
tentatives infructueuses depuis l'année dernière".
Il espère que cette première victoire en engendra
d'autres. Notre invité se sent de plus en plus confiant
depuis sa toute première réussite et il souhaite
qu'il aura des montes de la part des autres écuries: "
Mo esperé qui mo pou gagne encore un lécourse
bientôt. Pourquoi pas de nouveau avec Power of Poseidon,
car mo pensé qui li ena encore un bon marge de progression
devan li"
Outre les courses, ce passionné du ballon rond et de la
nightlife nous dira qu'il a fait d'énormes progrès
en course depuis l'année dernière, grâce notamment
à son entraînement sur le cheval mécanique
et aussi grâce aux précieux conseils de son entraineur:
" Le visionnage des films de courses me permet aussi de voir
mes erreurs, et j'essaie tant bien que mal de rectifier le tir
en course" Enfin, il a tenu à remercier son entraîneur
Hugues Maigrot, les membres de son écurie et de sa famille,
sa copine et tous ceux qui l'ont aidé d'une manière
ou d'une autre à vivre sa passion. Malgré qu'il
ait accroché sa toute première victoire au Champ
de Mars, cet habitant de Tranquebar garde les pieds sur terre
et sait pertinemment qu'il aura encore beaucoup de chemin à
faire pour devenir un très bon jockey. Ainsi, il a repris
sa cravache et ses équipements après notre entretien
pour se diriger vers Floréal où l'attendent d'autres
chevaux.
Ecurie Fok
A lucky win
" A lucky win ", c'est en ces termes que Budheswar
Gujadhur qualifiera la victoire de Midnite Mass dans l'épreuve
principale de la 9e> journée. Un succès qui permet
à son écurie de sauver les meubles et à Danny
Nikolic de confirmer qu'il a retrouvé ses repères
au Champ de Mars.
Pour l'entraîneur de l'écurie, une bonne performance
de la part de Midnite Mass était attendue car le
cheval partait avec l'avantage d'un bon couloir.
" Nous pensions qu'avec les circonstances en notre faveur,
Midnite Mass l'aurait emporté plus facilement. J'ai
été vraiment inquiet quand j'ai vu la vitesse à
laquelle So Raven reprenait du terrain. Malheureusement
pour lui, il versa beaucoup à l'intérieur et ne
put être accompagné comme il se doit. Le cheval de
Maigrot m'a bien impressionné et sa marge de progression
par rapport à l'année dernière est conséquente.
Et dire que ce cheval pouvait aussi courir dans la dernière
course, même si cela aurait été avec 60 kg.
He is really a good horse. En ce qu'il s'agit de la monte
de Danny Nikolic, je dirai que c'est lui qui l'a carried to
the post. ", a-t-il tenu à souligner.
Budheswar Gujadhur s'est dit bien déçu de la performance
de Alarming Swing même si la course n'a pas été
truely run:
" Nous nous attendions à plus de sa part mais il
nous a vraiment déçus. Je suis d'avis qu'il est
un unreliable horse. A l'entraînement il vous donne
l'impression qu'il va casser la baraque mais il ne le confirme
pas en course ".
En fait, les déceptions n'ont pas manqué pour l'écurie
Fok samedi dernier. Il y eut aussi la course quelconque de Woden
qui, selon Budheswar Gujadhur, commence à sentir le poids
des années alors que Bold Plum a couru en dessous
des espérances.
De Optima Maximo dont la monte valut à Danny Nikolic
une mise à pied, le constat est que le cheval avait déjà
perdu sa course au départ car il s'élança
avec plusieurs longueurs de retard.
Cut 'Em Up s'est défendu avec ses moyens dans une
valeur qui est trop relevée pour lui: "Avec une
ligne moyenne dans un champ trop relevé, il a fait ce qu'il
a pu. Pour moi, ce cheval doit avoir les circonstances en sa faveur
pour bien faire."
Follow The Gold fut quasi inexistant dans la 7e course:
"He ran nowhere. Il n'a pas paru dans son assiette durant
tout le parcours. Je ne pense pas que la distance était
trop longue pour ses aptitudes. Il est à revoir".
Mis à part Midnite Mass, l'autre bonne performance
de la journée est à mettre au crédit de la
nouvelle unité Count Me In:
"Ce fut une bonne première course. Comme il avait
hérité d'une mauvaise ligne, le jockey ne l'a pas
bousculé et l'a laissé courir dans son pas à
l'arrière-garde. Il a terminé sur une plaisante
note et cela peut augurer qu'il fera bien à l'avenir."
In the Stewards' room
Danny Nikolic: une semaine et Rs 20 000 d'amende
Trouvé coupable de n'avoir pas monté Optima Maximo
à la satisfaction des Racing Stewards, Danny Nikolic a
été sanctionné d'une mise à pied d'une
semaine et d'une amende de Rs 20 000.
Les Racing Stewards estimèrent que le jockey de l'écurie
Fok n'avait pas monté Optima Maximo judicieusement.
Après avoir raté le départ, il demanda un
effort prématuré à sa monture en tête
de montée - il lui donna deux coups de cravache - avec
pour conséquence que le cheval termina à plus de
8L du vainqueur. Danny Nikolic expliqua qu'il essaie souvent de
surprendre ses adversaires tactiquement. Si cela n'a pas marché
cette fois, rien ne dit que ce ne sera pas possible une prochaine
fois. Il avait plaidé coupable.
Shane Dye écopa d'une amende de Rs 20 000 pour careless
riding - sa deuxième sanction en deux semaines - à
l'issue de la 2e course alors qu'il pilotait Volte Face.
L'Australien de l'écurie Rousset accepta de n'avoir pas
pris de précautions en se rabattant à la corde au
600m. Son cheval gêna Major John qui était
à son intérieur alors qu'il n'avait pas suffisamment
d'espace pour le faire. Il est à noter que Major John
retourna à l'écurie avec une profonde entaille au
tendon de son antérieur droit. Ce qui le contraindra au
repos pendant quelques jours.
Shane Dye fut aussi réprimandé pour avoir brushed
Seeking The Gold alors qu'il était en selle sur Red
Indian dans The Maeva Catamaran Cup, sur 1500m. Cette
gêne eut lieu à 150m de l'arrivée de cette
épreuve. Shane Dye fut averti par les Racing Stewards de
ses obligations de cesser de monter un cheval quand celui-ci verse
en course.
L'entraîneur Vincent Allet fut, lui, sanctionné à
l'issue de la course principale de samedi dernier. Les Racing
Stewards estimèrent que son objection à l'encontre
de Midnite Mass était frivole car le film démontra
que ce fut après que le cheval de l'écurie Fok eut
prit le dessus sur Huizard qu'il versa à l'extérieur.
Ainsi, ce dernier ne fut nullement gêné par le changement
de ligne de Midnite Mass. Vincent Allet déclara
qu'il n'y avait aucune mauvaise foi de sa part et qu'il pensait
à première vue que son cheval avait été
gêné. Il plaida non coupable mais les Racing Stewards
ne furent pas de cet avis. Il aura à verser un chèque
de Rs 10 000 dans les caisses du Mauritius Turf Club pour avoir
enfreint le règlement 176 des Rules Of Racing.
Pour sa part, l'apprenti Jeannot Bardottier reçut deux
avertissements après sa première victoire. Pour
rappel, il avait mené Power Of Poseidon à
son tout premier succès dans la course d'ouverture. Il
plaida coupable d'être le fautif dans la gêne subie
par Undisputed et, par ricochet par Gala League
quand son cheval versa à l'intérieur au 1350m. Toutefois,
comme il possède un casier vierge, sa sanction fut une
réprimande. Il écopa de la même pénalisation
pour avoir jubilé - on peut le comprendre - au passage
du but.
Nishal Teeha (Come On Sparky) eut à expliquer pourquoi
Really Something eut à être repris par son
jockey au 1350m de la dernière course de la 9e journée.
Le Mauricien plaida coupable de la faute qui lui était
imputée et aura à payer une amende de Rs 15 000.
Par ailleurs, sachez que François Herholdt, Gaëtan
Faucon et Matthew Cahill furent aussi questionnés par les
Racing Stewards. Le Sud-Africain ne fut pas charged pour
une abuse use of the whip sur Lucien. Les explications
du Français furent acceptées quant à sa monte
sur Country Song alors que l'Australien s'en sortit sur
la gêne subie par Huizard alors qu'il était
en selle sur So Raven.
Demerit Points: Nikolic et Teeha font leur entrée
Danny Nikolic et Nishal Teeha sont les deux jockeys qui ont fait
leur entrée dans le groupe des sanctionnés depuis
le début de la saison. L'Australien a été
pénalisé de 5 pts pour n'avoir pas piloté
Optima Maximo à la satisfaction des Racing Stewards.
Le Mauricien, lui, a été sanctionné de 2
pts pour careless riding.
Le classement
Sherman Brown-10 pts
Rye Joorawon-7 pts
Vinay Naiko-6 pts
Danny Nikolic-5 pts
François Herholdt-4 pts
Shane Dye-4 pts
Guillermo Figueroa-2 pts
Yashin Emamdee-2 pts
Jean Roland Boutanive-2 pts
Rakesh Bhaugeerothee-2 pts
Stephane Azie-2 pts
Christian Hanotel-2 pts
Swapneal Rama-2 pts
Nitish Oodith-2 pts
Nishal Teeha-2 pts
The Gaëtan Halbwachs Cup - C 1/66+ - 1400m
Il faudra battre Chivas pour l'emporter
Temps beau (jeudi)
Piste Molle (2.8 unités)
False Rails: A 1.75m
La 10e journée sera marquée par le retour de Sentinal
qui avait été soumis à un repos forcé
suite à un ennui au tendon l'année dernière.
Il reprend la compétition et aura à rendre du poids
à tous ses adversaires. Ce qui ne rend pas sa tâche
facile. Le premier concurrent dont il devra se méfier est
incontestablement Chivas qui est sur la montante depuis
sa victoire lors du week-end international. Le cheval de l'écurie
Ramdour sera le cheval à battre
Sentinal ne se présente plus car il a déjà
réalisé un bon parcours chez nous. Son entraîneur
hésitait à l'aligner dans cette course vu qu'il
rendrait trop de poids à ses adversaires mais, d'après
nos renseignements, ce sont les propriétaires du cheval
qui l'ont finalement convaincu. Reste maintenant à savoir
s'ils auront raison. Sentinal a hérité d'une
bonne ligne car il préfère courir en off pace
vu qu'il est un long striding horse. Donc, se retrouver
à l'extérieur d'un cheval ne sera pas un inconvénient.
Pour battre Sentinal, tous ses adversaires devront faire
en sorte d'avoir le first run sur lui, afin de le faire
sentir la différence de poids en fin de parcours.
Cependant, Chivas n'est pas le genre de cheval à
prendre les devants et essayer ensuitede résister à
ses poursuivants. C'est lui qui a l'habitude de venir reprendre
ses adversaires dans les derniers 100m. Harriman possède
les mêmes qualités que Chivas car il ne fait
la différence que dans les derniers mètres tout
comme Ski Pass qui ne se manifeste qu'en fin de parcours.
Dans ce cas, tout porte à croire que la différence
se fera dans la ligne droite finale et qu'il faudra même
attendre le but pour avoir une idée sur l'éventuel
vainqueur.
Reste qu'il n'est pas impossible qu'un cheval prenne les devants
et ne soit jamais rejoint. Dans ce cas, le premier qui vient en
tête est le cheval de l'écurie Gujadhur, Berlusconi,
qui aura toutefois à surmonter le handicap de sa ligne
mais qui demeure, à notre avis le plus rapide du lot. S'il
peut mener tranquillement le peloton, une surprise de sa part
n'est pas à écarter.
Focus - Mike Surriah (Propriètaire): "Chivas est
mon favori"
J'accorderai une très bonne chance de succès à
Chivas, qui m'a paru très en verve à l'heure
des glops cette semaine. Je considère qu'il est le cheval
à battre ce samedi. Pour les places, je citerai Sentinal,
Berlusconi et Harriman qui pourraient donner du fil
à retordre au favori si le train est bien lancé"
Son choix
1ère course: Night Attack, Power Trader, Fashion Port,
Aussie Rulz
2ème course: Fabragas, Pardon Me Boy, Lousito, Multi Dimention
3ème course : Western Ranger, Strand of Gold, Ace The Match,
Amaphupho
4éme course: Happy Al, Primo, Fan Mail, Tangerine
5ème course: Firebolt, Made of Money, Yankee Bell, Hold
My Jacket
6ème course: Chivas, Sentinal, Berlusconi, Harriman
7ème course: Moot Call, Eastern Exodus, Soul Power, Up
in Arms
8ème course: Matinee Idol, Sure Thing, Wild Dan, Silent
Screen
En toute franchise
Shane Dye: "Hold My Jacket has definitely a good chance"
Shane Dye, how would you rate the chances of Hold My Jacket,
a winner last time out in good fashion over 1400m, this Saturday
over 1365m?
Hold My Jacket is very well in himself. He has done well
since his last run. He is a horse racing really well. I am happy
that there will be good speed in the race. So the fast pace will
suit him. I am looking forward to see him running very well. My
trainer's horses are running very well these days. He is a good
trainer doing a good job together with his assistant. I would
say that Hold My Jacket has definitely a good chance."
Rameshwar Gujadhur (entraîneur): "Une chance de
premier ordre à Fan Mail"
M. Rameshwar Gujadhur, vous avez préféré
aligner Fan Mail dans la 4e course, sur 1400m alors
qu'il lui a toujours manqué un soupçon de réussite
sur ce parcours. Estimez-vous quand même qu'il peut faire
la différence?
J'estime que le champ est plus à sa portée sur 1400m.
De plus, dans la dernière course, il aurait eu à
batailler dur avec plusieurs chevaux rapides à son intérieur.
Selon moi, le plus rapide de la 4e course est Primo qui
n'avait pas mal fait à ses débuts. Si Fan Mail
parvient à surmonter son handicap sans effectuer trop
d'efforts, je suis d'avis qu'il sera à l'arrivée.
Oui, il détient une chance de premier ordre.
Brèves
Figueroa forfait
Guillermo Figueroa ne sera pas en action samedi. Le Péruvien
a été du reste absent du training durant toute la
semaine ayant été atteint pas la mauvaise grippe
qui sévit actuellement. De plus, après l'exercice
des retraits, on note que l'écurie Merven n'a finalement
aligné qu'un seul partant, Up In Arms qui participera
à la 7e course, sur 1850m.
Les frères Taher en partance
Le torchon brûlait entre les frères Taher et l'écurie
Serge Henry depuis quelques semaines déjà et la
séparation est devenue inévitable. Comme les frères
Taher comptent plusieurs chevaux au sein de cette écurie,
cette dernière sera très affectée par ces
départs d'autant plus que 4 chevaux (Jose Mourinho,
Arabian Gem, Max Jaffa et Piper's Promise) ont été
vendus à l'établissement Rameshwar Gujadhur
Nos recoupements d'information font état que les frères
Taher possèdent six chevaux chez Serge Henry (Harriman,
Firebolt, Country Song, Lizard's Lust, Monarch et Aussie
Rulz). Cela nous a par la suite été confirmé
par Khalid Rawat, l'assistant General Manager du Mauritius Turf
Club. Par ailleurs neuf autres unités font partie d'un
partenariat. Elles sont: Mutadarreg, Germany On, Champ In Action,
Northern Wolf, Telaroyal, Rue Royale, Kaelo, Red Treasure
et Al Taheer.
Au sein de l'écurie Serge Henry, l'heure est aux négociations.
Jean Michel Henry a tenu à souligner "qu'il ne
faut pas oublier que les frères Taher ont beaucoup apporté
à l'écurie" et qu'il faut maintenant trouver
un mutual agreement et aussi faire les comptes.
Pour Bahim Taher, "Rien ne marchait ces derniers temps
et il a été jugé plus juste de se séparer,
pour ne plus avoir de problèmes et dormir tranquille. Nous
avions fondé beaucoup d'espoir dans l'écurie Serge
Henry. Nous avons tout fait pour régler les problèmes
mais la solution la plus juste a été la séparation.
Nous avons établi des contacts avec plusieurs écuries
mais rien n'est définitif. D'ici à la fin de la
semaine, nous serons fixés car nous faisons confiance au
MTC pour résoudre tout problème, s'il y en a."
Projet pour le 1050m
Comme annoncé au début de l'année, des parcours
additionnels feront partie du paysage hippique mauricien cette
saison. Les épreuves de 1650m ont été disputées
cette année alors que l'année dernière les
turfistes avaient eu droit à des parcours de 1000 et 1850m.
On est maintenant dans l'attente des courses de 1050m. Ce matin,
deux Racing Stewards du Mauritius Turf Club, le field manager
Rajman Seesaha, accompagnés des jockeys Glen Hatt, Danny
Nikolic, Shane Dye et Gaëtan Faucon, ont effectué
une reconnaissance des lieux. Si rien n'a encore été
finalisé, les discussions ont été positives
et tout semble aller dans la bonne direction.
Simon Jones a eu chaud
La séance d'entraînement du mardi matin a été
marquée par un petit incident. En effet, les étriers
du jockey Simon Jones qui pilotait Harriman, se sont cassés
au poteau des 1000m et ce dernier a pu sauter de sa monture pour
éviter de se faire désarçonner par son coursier.
Harriman était à l'essai dans les stalles
en compagnie du nouveau Al Taheer. Après cet incident,
Simon Jones a pu poursuivre l'entraînement des chevaux de
son établissement normalement.
Quarantaine terminée
Quarantaine terminée pour les nouvelles unités qui
étaient arrivées le 17 mai dernier en provenance
de l'Afrique du Sud. Pour rappel, ils étaient pas moins
de 17 nouveaux qui étaient venus renforcer les effectifs
des différentes écuries. Ces chevaux ont pris la
direction de différents centres d'entraînement à
travers l'île. Certains sont logés au centre hippique
Guy Demarais alors que d'autres ont pris la direction du littoral.
Fok fait l'acquisition de Always A Pleasure
L'écurie Fok a finalisé l'acquisition d'une nouvelle
unité il y a quelques jours. Il s'agit de Always A Pleasure,
un vainqueur de 6 courses en Afrique du Sud. Ce hongre de 4 ans
par Kabool et Princess Tobin peut être considéré
comme un sprinter car il a remporté ses six courses sur
1000m. Il a déjà évolué sur 1160,
1200 et 1600m. Sur ce dernier parcours, il avait terminé
à 7.55L du vainqueur - c'était à sa 4e tentative
- et il n'y a depuis jamais été aligné. Ce
qui porte à croire que le parcours était trop long
pour ses aptitides. Always A Pleasure a été
aligné dans 2 Listed Races, The KZN Betting World
Guiness Trial et The Golden Loom Handicap. Il a aussi
participé au Merchants (Groupe 2) et au Lebelo
Sprint (Groupe 3). Ces trois dernières courses étaient
ses trois dernières participations en Afrique du Sud.
Il ne fait pas de doute qu'avec le bon parcours qu'il a réalisé
dans son pays d'origine, il devrait se montrer utile à
sa nouvelle écurie.
Grande colère
La prestation d'un jockey de l'Hexagone samedi dernier n'a pas
plu aux investisseurs de son établissement. Dès
samedi, on aura noté la grande colère d'un des représentants
d'un syndic familial à la rue Shakespeare. Plus tard dans
les basses Plaines Wilhems, on se concertait pour décider
de la marche à suivre. Dimanche matin, le téléphone
a sonné chez quelques entraîneurs. Il y a eu une
poignée de réponses, une poignée de refus
et une poignée de propositions. Mais aucune décision
n'a été prise. Samedi, c'était le samedi
de la dernière chance. Le chauffeur a d'ailleurs déjà
rendu la bagnole dès lundi.
Propriétaire introuvable
L'auteur du chèque en bois de quelque Rs 400 000 tiré
à l'ordre du Mauritius Turf Club pour les frais d'importation
de deux coursiers de distance est introuvable ces jours-ci au
Champ de Mars. Il aurait apparemment eu vent que son entraîneur
a déjà trouvé un nouveau partenaire. Mais
la question est maintenant de savoir si la nouvelle recrue s'acquittera,
lui, de la somme déboursée par son prédécesseur
pour l'acquisition des deux coursiers en Afrique du Sud.
L'apprenti sur ses grands chevaux
Un claimer en verve actuellement s'en est pris à un proche
collaborateur du MTC au niveau de la communication. Pourtant,
le professionnel a tout simplement dit au claimer son souhait
de le voir réussir sur au moins un des récents gagnants
qui lui avait été confié. Le claimer montant
sur ses grands chevaux a, de manière très arrogante,
répondu, "pas ou ki pou vinne montré moi
couma pou monté". À quoi un de ses collègues
a tout simplement dit: "les manières ne s'achètent
pas, mais s'apprennent" avant d'ajouter une parole bien
sacrée: "Pardonne-lui, il ne sait pas ce qu'il
dit".
Fais ce que je te dis
Un cavalier mauricien, respectueux et respecté, mais malchanceux,
n'a pas obtempéré lorsque des consignes strictes
lui ont été données pour qu'il aille mener
la vie dure à un adversaire. Lui, estimant qu'il n'était
pas question de breach the rules, a monté sa course.
Comme récompense, il a reçu une petite carte où
mention est faite, comme suit: Thank you and good bye. Sans
broncher, il a répondu: You are most welcome...Good
luck!
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