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Le Mauritus Turf Club nous offre un beau programme à l'occasion
de cette première journée classique de la saison
qui aura comme point d'orgue la Leal Duchess of York Cup, auréolée
de son label de course de Groupe 2. Une épreuve qui s'annonce
palpitante et qui aurait gardé son cachet unique et sa
magie si tous les partants étaient demeurés inédits
chez nous. Dans le lot du jour deux seulement ont déjà
couru (Northern Frontier et Comorant Pass) ce qui
fait que finalement la course garde dans une grande mesure son
pouvoir d'envoûtement car il faut davantage se baser sur
le palmarès dans le pays d'origine et l'entraînement
local pour faire son choix. Cette découverte en direct
du talent des uns et des autres a fait la grandeur de cet événement
qui marquait dans le passé l'ouverture de la saison hippique
et lui donnait une impulsion nécessaire, car d'emblée
ile faisait grimper le taux d'adrénaline des turfistes
et du public en général. Mais les temps ont changé
et ceux qui invertissent gros dans les chevaux préfèrent
avoir suffisamment de temps pour affiner la préparation
de leur nouvelle importation afin d'être au top pour cette
course classique. Certains d'entre ces chevaux ont même
pris part à des barrier trials, ce qui a permis au grand
public de les découvrir dans leur nouvel environnement.
Et s'il y en a un qui a tapé dans l'il des spécialistes
dans cet exercice, c'est bien le protégé de l'écurie
Gujadhur, Galant Gagnant qui sera confié à
Glen Hatt alors que le jockey de l'écurie, François
Herholdt, a jeté son dévolu sur Modern Monet.
Mais il y a de grosses cylindrées dans cette épreuve
qui n'ont sans doute pas fait le voyage de l'Afrique du Sud à
chez nous sans ambition aucune, d'autant plus que pour certains
d'entre eux, on a dû mettre le prix fort. Notre seul souhait,
c'est que la course soit régulière et que le meilleur
gagne. Faites- nous vibrer !
Il suffira de l'écrire pour que les vérités
du moment se transforment, mais il est un fait que jusqu'ici il
n'y a pas encore eu de gros dérapages depuis l'éviction
de Sherman Brown de notre circuit hippique. Il y en a bien un
qui joue avec le feu mais jusqu'ici il a bénéficié
de circonstances atténuantes et d'une certaine indulgence
concitoyenne. Mais cela ne durera pas et à l'occasion nous
nous rappellerons à son bon souvenir. Cela dit, nous observons
déjà des rapprochements et des petits coups de main,
surtout entre compatriotes en course mais à ce jour on
ne peut dire qu'on a franchement franchi le Rubicon. Mais la vigilance
doit être de mise et la fermeté " across the
board " doit être en vigueur. En effet, plusieurs gros
punters ont largement laissé des plumes depuis quelques
semaines et ils voudront à tout prix se refaire une santé.
Il y en a même un qui a voulu s'en prendre à un palefrenier
après la défaite d'un de ses chevaux récemment.
Il faut juguler tout cela, sanction à l'appui, sinon les
grandes manuvres font refaire surface.
Après des débuts plutôt moyens des enjeux,
on note depuis deux semaines une remontée graduelle des
masses monétaires sur les différents paris engagés
sur les courses hippiques et cela est une nouvelle encourageante,
mais la concurrence fait rage. Avec la fin des grands championnats
européens de football, l'attention des parieurs va être
davantage axée en direction des courses et il est primordial
que l'industrie hippique projette l'image la plus revalorisante
possible pour ramener au bercail les brebis égarées.
L'équation hippisme=truquage=dopage doit être durablement
remplacée par course=spectacle=sport dans l'imaginaire
de nos concitoyens. Nous en avons les moyens avec le plateau relevé
de chevaux et de jockeys que nous avons sur place actuellement.
C'est à ce prix - et tous les acteurs de l'industrie doivent
s'y engager de façon responsable et résolue - que
nous redorerons le blason de cette activité que nous aimons
et qui contribue à notre gagne-pain à tous. C'est
aussi le passeport indispensable pour une délocalisation
vers le nouvel hippodrome, celui de Côte d'Or étant
en compétition avec la proposition de Médine pour
un terrain à Pierrefonds, passage obligé pour intégrer
le circuit mondial avec respect - tout en conservant le Champ
de Mars pour des carnavals en hiver- sur lequel l'administration
actuelle du club planche. Le rebranding de nos courses
passe par ces étapes importantes et nous devons nous inspirer
en la matière de ceux qui ont inventé ce sport et
qui travaillent, eux aussi, sur une nouvelle image de leurs courses
en déclin dans le sillage des scandales qui l'ont secouée
dans un passé récent. Nous livrons à toute
fin utile l'articulet daté du 12 mai dernier concernant
le UK racing: "British horseracing launched a five-year
marketing plan yesterday in the hope to rebrand the sport as a
"new British classic" and broaden its appeal to the
British public. The rebrand is the result of months of interviews
and workshops with racing professionals, race-goers and punters
and has cost £250,000 to develop. Harrison Fraser's research
found that around 10 per cent of the British population goes to
the races at least once a year, a third of which attend on a regular
basis. The rebrand's goal is to ultimately convert irregular racegoers
into more regular ones and reach out to around 90 per cent of
the population who never go to watch the sport. "If racing
came to life as a person," said John Harrison, one of the
firm's senior partners. "We think it would be a bit of a
Brian. Brian is traditional and British and thinks in quite an
old-minded way. He's got a group of friends that are very loyal,
and when they get together they have a fantastic time, but then
talk in a language that no one else can understand." "Five
years in the future, if you have created the ideal racing experience
for everybody, the picture is of a Ben industry. Ben is younger-minded
than Brian, more worldly, in touch with a new generation but the
nice bit about him is that he can talk to your grandmother but
equally he can talk to your teenage kid." Harrison added
that racing has the opportunity "to be famous for creating
a new British classic brand.".
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