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Contrairement au cas de dopage avéré de Night
Attack l'année dernière où le cheval
a été trouvé positif après sa victoire,
cette fois le laboratoire du Mauritius Turf Club (MTC) a décelé
un produit dopant et interdit dans l'organisme du cheval Weston
Heritage avant la journée hippique et le cheval a dû
être retiré de la 5eme course, vendredi dernier,
sur ordre des commissaires des courses. Au moment où nous
mettons sous presse, le MTC, qui a également suspendu le
chef palefrenier de l'écurie Ramdour et palefrenier du
cheval incriminé, Bruno Moutou, aura entamé son
enquête interne sur ce cas de dopage alors que la police
des Jeux, également mis au parfum, et qui aurait obtenu
des aveux du suspect, poursuit la sienne à la recherche
des commanditaires de cette affaire.
Les turfistes en général ont accueilli avec satisfaction
et confiance cette nouvelle de détection de dopage a priori
par le laboratoire du MTC. Non seulement leurs intérêts
ont été protégés mais cela rassure
tout le monde sur la fiabilité et les possibilités
du laboratoire de Bertrand Baudot de traquer tous ceux qui tentent
de pervertir la performance d'un cheval médicalement par
des procédés non autorisés. Un bon turfiste
doit accepter que ces maldonnes font partie de l'hippisme, mais
à cela il pose une condition sine qua non: que les vrais
coupables soient retracés et qu'ils soient punis à
la hauteur de leurs méfaits. Nous ne pourrons nous contenter
de la simple sanction ou la mise à pied qui sera infligée
au palefrenier, fusible commode dans de pareilles circonstances,
même si sa complicité a été évidente.
Il faut absolument que les vrais coupables, ceux qui ont fourni
le produit dopant et ceux qui ont commandité en échange
d'argent et de promesses de gains substantiels cet acte répréhensible,
soient retrouvés et punis pour l'exemple puisqu'il est
déjà établi qu'il s'agit d'un foul play.
Ce qui démontre que malgré les nombreuses mesures
mises en place par le MTC pour son dispositif de sécurité,
il existe toujours des failles au système de surveillance
physique. Heureusement que cette fois le laboratoire a pallié
cette faiblesse. Et si l'on veut davantage combattre avec force
et détermination ces tentatives de dopage - dont il n'est
pas totalement exclu qu'elles dépassent les cas isolés
et décelés concernant Gold Bid, Night Attack
et Weston Heritage, eu égard aux doutes qui nous animent
parfois par des performances à couper le souffle- il
faudra encore renforcer les mesures actuelles en matière
de surveillance aussi bien à Floréal qu'à
Port Louis
mais aussi sur la piste à l'heure de l'entraînement
et pendant les transports entre les centres d'entraînement,
pour s'approcher du risque zéro qui, malheureusement, est
difficilement atteignable en matière de dopage contre lequel
les attaques sont incessantes dans toutes les sphères du
monde sportif et hippique.
Bien que le laboratoire du Mauritius Turf Club soit doté
d'un personnel qualifié et compétent avec à
sa tête, le très communicatif Chief Analyst Bertrand
Baudot, et des équipements les plus performants au monde
- fait reconnu par France Galop qui en a récemment fait
l'un des quatre laboratoires mondiaux de référence
en matière de contre-expertise - il n'est pas à
l'abri à 100% comme tous les meilleurs laboratoires mondiaux
d'être pris à défaut du fait que les contrevenants
en matière de dopage ont souvent une avance sur les laboratoires,
en particulier pour des produits comme l'EPO de troisième
et de quatrième génération comme le Mircera.
Il est un fait aujourd'hui que cette avance diminue rapidement
car les méthodes de détection évoluent vite
et Bertrand Baudot a raison de dire dans l'interview qu'il nous
a accordée cette semaine : " Si l'EPO est utilisé,
je vous assure que les utilisateurs prennent de gros risques
car ils seront pris "
Ainsi, le hasard de l'actualité fait que ces jours-ci le
Comité International Olympique (CIO) a rendu publique l'information
selon laquelle six nouveaux athlètes avaient été
contrôlés positifs au Mircera plus de huit mois après
les Jeux de Beijing. On peut s'étonner que ces résultats
tombent si tard, mais il faut savoir qu'il s'agit là d'analyses
rétrospectives qui ont été effectuées
bien après les Jeux car, entre-temps, les méthodes
de détection de ces produits avaient évolué
comme le démontre cet extrait d'une déclaration
d'un membre de l'instance mondiale : " The IOC reanalyzed
a total of 948 samples from Beijing after new lab tests for CERA
and insulin became available following the Olympics. Six revealed
to be positive.The testing began in January and focused mainly
on endurance events in cycling, rowing, swimming and athletics.
Coaches, athletes and anti-doping organizations welcomed the announcement,
saying it helps restore credibility to Olympic sports. The IOC
is storing doping samples for eight years so they can be tested
retroactively when new detection methods are developed."
Le président du CIO disait il y a quelque temps que
"Le dopage est au sport ce que la criminalité est
à la société". Cette affirmation
est si criante de vérité qu'il convient de combattre
les deux avec force et détermination dans un pays qui se
respecte.
Pour finir, nous ne pouvons passer sous silence cet incident qui
alimente ces jours-ci les conversations extra-hippiques et qui
porte une fois encore préjudice à l'administration
du club. Ce qui aurait pu être une banale altercation entre
deux individus prend une toute autre dimension lorsqu'il s'agit
de menaces proférées par le propriétaire,
au passé chargé, Paul Foo Kune à l'encontre
du chroniqueur hippique Santosh Ramdin. Même s'il y a eu
des excuses par la suite du bouillant propriétaire, le
fait que cette affaire se soit déroulée dans les
premises officiels du MTC aurait dû avoir fait l'objet
d'une enquête. Dans le cas présent il y a eu, au
contraire, intervention pour décourager le chroniqueur
hippique d'aller de l'avant avec une plainte et ce de la part
d'officiels mêmes du MTC. C'est cela le plus choquant. Il
ne faut alors pas s'étonner que les adversaires de l'administration
actuelle du club se remettent à chantonner leur couplet
favori de relations incestueuses entre le propriétaire
et certains dirigeants du club.
Nous ne suivrons pas dans leur logique destructrice les auteurs
d'une lettre anonyme qui fait le tour de la capitale sur cette
affaire, mais il serait de bon ton que l'équipe dirigeante
du MTC s'élève vraiment au dessus de la mêlée
et fasse, une fois pour toute, comprendre à Paul Foo Kune,
un propriétaire important par les temps qui courent et
dont l'industrie hippique a besoin , qu'il ne doit définitivement
pas réitérer les erreurs du passé mais se
résoudre à respecter les règles et l'étiquette
des courses propres. Ce n'est pourtant pas la mer à boire
!
Au cas contraire
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